L’intervention de l’augmentation mammaire par prothèses mammaires a pour principe d’augmenter le volume de la poitrine en posant, sous la glande mammaire, des prothèses mammaires.
Le but de cette intervention est de corriger certains défauts de la silhouette comme une hypotrophie mammaire (développement insuffisant de la poitrine), une ptose mammaire (affaissement de la glande mammaire et de la peau), une aplasie mammaire (absence totale de poitrine) ou une asymétrie mammaire (différence plus ou moins importante entre la forme, le volume et/ou la position des deux seins) et de pouvoir ainsi apporter un galbe harmonieux à la silhouette de la femme.
Les prothèses mammaires, appelées également implants mammaires, sont des corps étrangers composés d’une enveloppe en silicone élastique (élastomère de silicone) à surface lisse ou texturée, et d’un produit de remplissage.
Les produits de remplissage :
- Le gel de silicone : Consistance souple et cohésive, proche de la glande mammaire. Le gel de silicone pré-rempli la prothèse. Il a l’avantage d’apporter un effet plus naturel au toucher et moins de risques de dégonflement ou d’apparitions de plis. Cependant, le gel de silicone n’étant pas résorbable, il peut entrainer des risques en cas de rupture des prothèses.
- Le sérum physiologique : Consistance à base d’eau et de sel, similaire à celle du corps humain. Gonflées après le positionnement, elles ont l’avantage d’avoir un volume qui s’évalue en fonction de la mise en place. En revanche, elles ont une consistance moins naturelle et ont plus de risque de se dégonfler.
Les formes :
- Les prothèses mammaires rondes. Plus visibles que les anatomiques, elles apportent beaucoup de volume sur le haut du sein et rendent ainsi au décolleté un effet pigeonnant.
- Les prothèses mammaires anatomiques (dites en « gouttes d’eau »). Grace a leur forme en poire et leur consistance uniquement en gel de silicone, elles répartissent le volume apporté et apportent ainsi un effet plus naturel. Elles ont cependant plus de risques de rotation.
L’intervention de l’augmentation mammaire par prothèses mammaires se déroule sous anesthésie générale et ne dure pas plus d’une heure. Une hospitalisation d’une journée est donc suffisante.
Lors de l’intervention, des incisions très courtes, de 3 à 4 mm, sont créées pour introduire les prothèses mammaires. Elles sont fréquemment situées sous les mamelons ou sur le pourtour de l’aréole mais peuvent également être situées dans le creux de l’aisselle ou dans le pli sous mammaire.
Les voies d’introduction des prothèses mammaires
- Voie hémi-aréolaire inférieure (Sur le pourtour de l’aréole, entre la peau pigmentée de l’aréole et la peau blanche) : Cette voie est la plus utilisée car c’est la plus accessible pour introduire les prothèses et les cicatrices sont assez discrètes.
- Voie axilliaire (Dans le creux de l’aisselle) : Cette voie est moins accessible à l’introduction des prothèses et donc plus inconvéniente en cas de retouche. Elle est toutefois moins visible.
- Voie sous-mammaire (Dans le pli sous-mammaire) : Cette voie n’est que rarement utilisée car la cicatrice est plus visible.
Les prothèses sont ensuite placées dans la poitrine mais peuvent être positionnées de 2 façons différentes en fonction du muscle pectoral.
Le positionnement des prothèses mammaires :
- Position rétro-glandulaire : Elles sont placées en avant du muscle grand pectoral et en arrière de la glande. Les douleurs sont minimisées mais les défauts sont plus visibles. Recommandée pour le cas de ptose mammaire cette position donne apporte un effet plus naturel du fait de sa position physiologique.
- Position rétro-pectorale : Elles sont positionnées en arrière du muscle pectoral en haut et en arrière de la glande en bas. Les douleurs sont plus importantes mais les prothèses sont moins visibles et non palpables. Cette position est recommandée dans le cas d’aplasie mammaire ou d’hypoplasie mammaire.
En cas de ptose mammaire associée, l’enveloppe cutanée est diminuée.
En fin d’intervention, des sutures avec des fils résorbables sont pratiqués et un pansement compressif en forme de soutien-gorge est placé sur la poitrine pour la modeler et pour maintenir les prothèses.
Les résultats est immédiat et devient appréciable un an après l’intervention.